16. Du serpent qui se mord la queue à l’auto-cannibalisme des cellules

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  • Опубліковано 2 чер 2020
  • 16. Chroniques Biologiques - Du serpent qui se mord la queue à l’auto-cannibalisme des cellules
    Version audio : • Podcast 3 - Du serpent...
    Auteur : Yves Muller
    Cette chronique démarre avec l’un des plus anciens symboles mystiques du monde, appelé l’ouroboros, et qui est un serpent qui mord sa propre queue. Cette chronique aborde ainsi l’origine égyptienne de ce symbole, son utilisation par diverses civilisations puis ses différentes significations. Cette chronique décrit ensuite un étrange processus qui a lieu dans les cellules et au cours duquel une sorte croissant limité par une membrane se forme, s’allonge et finit par se refermer comme un ouroboros. La fermeture de ce croissant membranaire aboutit à la formation d’une vacuole limitée par une double membrane et qu’on appelle l’autophagosome. Les lysosomes sont les organites de la digestion intracellulaire et ils vont permettre notamment la digestion du contenu de l’autophagosome. Et ainsi, comme le serpent qui dévore sa propre queue, les cellules peuvent digérer leurs propres constituants par un processus d’autophagie, une sorte d’auto-cannibalisme cellulaire. La formation d’un autophagosome caractérise la forme majeure d’autophagie appelée la macro-autophagie, mais cette chronique présente aussi d’autres types d’autophagie. Le rôle des gènes Atg (autophagy-related gene) dans l’autophagie est également évoqué. Puis cette chronique montre que l’autophagie joue un rôle essentiel à l’échelle des cellules et de l’organisme. Les relations entre l’autophagie et certaines maladies liées au vieillissement, telles que les cancers et les maladies neurodégénératives, sont également abordées. Et s’offre aujourd’hui à l’homme la possibilité de moduler l’autophagie pour lutter contre ces maladies. Dans la mythologie égyptienne, l’ouroboros protégeait le pharaon lors de son passage dans le monde des morts et lui permettait d’accéder à l’immortalité. L’autophagie de nos cellules nous protège aussi des méfaits du vieillissement et l’activer pourrait prolonger notre longévité.
    16. From the snake that eats its tail to the auto-cannibalism of cells
    This chronicle begins with one of the oldest mystical symbols in the world, the Ouroboros, the snake that eats its own tail. We thus addresses the Egyptian origin of this symbol, its use by various civilizations and then its different meanings. We then move on to a strange cellular process in which a kind of crescent surrounded by a membrane forms, lengthens and eventually closes in an ouroboros type membrane. The closure of this crescent membrane results in the formation of a vacuole limited by a double membrane called the autophagosome. Lysosomes are the organelles of intracellular digestion and which permit the digestion of the contents of the autophagosome. And so, like the snake that devours its own tail, cells can digest their own constituents through a process of autophagy, a kind of cellular auto-cannibalism. The formation of an autophagosome characterizes the major form of autophagy called macro-autophagy, but we will also present other types of autophagy. The role of the autophagy-related gene (Atg) in autophagy is also discussed. Then we will see how autophagy plays an essential role at the level of cells and the organism. The relationship between autophagy and certain age-related diseases, such as cancer and neurodegenerative diseases, is also discussed. Today humans have the possibility of modulating autophagy to fight against these diseases. In Egyptian mythology, the Ouroboros protected the pharaoh during his passage in the world of the dead and allowed him to reach immortality. The autophagy of our cells also protects us from the harms of ageing and activating it could prolong our longevity.
    Takeshige K et coll (1992) Autophagy in yeast demonstrated with proteinase-deficient mutants and conditions for its induction-JCellBio;119:301-11
    Tsukada M et Ohsumi Y (1993) Isolation and characterization of autophagy-defective mutants of Saccharomyces cervisiae-FEBSLet;333:169-74
    Mizushima N et coll (1998) A protein conjugation system essential for autophagy -Nature;395:395-98
    Liang XH et coll (1999) Induction of autophagy and inhibition of tumorigenesis by beclin 1-Nature;402:672-76
    Ichimura Y et coll (2000) A ubiquitin-like system mediates protein lipidation-Nature;408:488-92
    Yue Z et coll (2003) Beclin1, an autophagy gene essential for early embryonic development, is a haploinsufficient tumor suppressor-PNAS USA;100:15077-82
    Hara T et coll (2006) Suppression of basal autophagy in neural cells causes neurodegenerative disease in mice-Nature;441:885-89
    Komatsu M et coll (2007) Homeostatic levels of p62 control cytoplasmic inclusion body formation in autophagy-deficient mice-Cell;131:1149-63
    Takamura A et coll (2011) Autophagy-deficient mice develop multiple liver tumors - GenDev;25:795-800
    Ohsumi Y (2014) Historical Landmarks of Autophagy Research-CellResearch;24:9-23
  • Наука та технологія

КОМЕНТАРІ • 19

  • @Nsss_7
    @Nsss_7 4 роки тому +1

    Merci infiniment pour vos partages, pour le temps que vous y consacrer et la qualité de vos cours !
    J’en n’aurai jamais appris la moitié avec tous mes professeurs réunis, que seule avec vos vidéos ! Merci beaucoup 🙏🏼

    • @YvesMuller
      @YvesMuller  4 роки тому +1

      Et merci à toi pour ce message super gentil et qui m'encourage vivement dans ce type de travail. Bien cordialement. Yves

  • @liliadebbouz6351
    @liliadebbouz6351 4 роки тому +1

    Passionnant, je découvre tout juste votre chaîne. Un grand merci à vous, Professeur !

    • @YvesMuller
      @YvesMuller  4 роки тому

      Bienvenue sur ma chaîne et un grand merci pour ton message. Bien cordialement. Yves

  • @aymanerezzoug8872
    @aymanerezzoug8872 4 роки тому +1

    Mercii❤

    • @YvesMuller
      @YvesMuller  4 роки тому

      Et merci pour ta fidélité à ma chaîne. Bien cordialement. Yves

  • @jijisalma1900
    @jijisalma1900 4 роки тому +1

    Merciii ❤❤❤❤

    • @YvesMuller
      @YvesMuller  4 роки тому

      Et merci pour ta fidélité à ma chaîne. Bien à toi. Yves

  • @Moonlight-rt7qs
    @Moonlight-rt7qs 4 роки тому +1

    Vous devriez écrire un livre , il bouleversera le monde de biologie
    Mes salutations de l'Algérie

    • @YvesMuller
      @YvesMuller  4 роки тому

      Ça c'est vraiment gentil. Merci pour ton message et un petit bonjour à tous mes amis et amies d'Algérie qui me suivent sur ma chaîne. Bien cordialement. Yves

  • @ibtissamallali2995
    @ibtissamallali2995 4 роки тому +1

    Bonsoir Professeur je vous remercie infiniment pour le partage d'informations que vous faites minutieusement Pouvez vous me suggérer un lien où je peux étudier de la physiologie digestive Merci d'avance Monsieur

    • @YvesMuller
      @YvesMuller  4 роки тому

      Merci pour ton message et voici le lien pour accéder au cours sur la digestion de l'université en ligne Unisciel : ressources.unisciel.fr/physiologie/co/module_Physiologie_56.html

  • @YvesMuller
    @YvesMuller  4 роки тому

    16. Biological Chronicles - From the snake that eats its tail to the auto-cannibalism of cells
    This 16th chronicle begins with one of the oldest mystical symbols in the world, the Ouroboros, the snake that eats its own tail. We thus addresses the Egyptian origin of this symbol, its use by various civilizations and then its different meanings. We then move on to a strange cellular process in which a kind of crescent surrounded by a membrane forms, lengthens and eventually closes in an ouroboros type membrane. The closure of this crescent membrane results in the formation of a vacuole limited by a double membrane called the autophagosome. Lysosomes are the organelles of intracellular digestion and which permit the digestion of the contents of the autophagosome. And so, like the snake that devours its own tail, cells can digest their own constituents through a process of autophagy, a kind of cellular auto-cannibalism. The formation of an autophagosome characterizes the major form of autophagy called macro-autophagy, but we will also present other types of autophagy. The role of the autophagy-related gene (Atg) in autophagy is also discussed. Then we will see how autophagy plays an essential role at the level of cells and the organism. The relationship between autophagy and certain age-related diseases, such as cancer and neurodegenerative diseases, is also discussed. Today humans have the possibility of modulating autophagy to fight against these diseases. In Egyptian mythology, the Ouroboros protected the pharaoh during his passage in the world of the dead and allowed him to reach immortality. The autophagy of our cells also protects us from the harms of ageing and activating it could prolong our longevity.
    Author : Yves Muller - Associate Professor at Montpellier University
    Avec l’amabilité de Jordan Brookes Garres pour la traduction de ce résumé

  • @YvesMuller
    @YvesMuller  4 роки тому

    Références complètes :
    Sheppard HJ (1962) The Ouroboros and the Unity of Matter in Alchemy - Ambix ; 10:83-96
    Takeshige K, Ohsumi Y et coll. (1992). Autophagy in yeast demonstrated with proteinase-deficient mutants and conditions for its induction - Journal of Cell Biology ; 119:301-11
    Tsukada M et Ohsumi Y (1993) Isolation and characterization of autophagy-defective mutants of Saccharomyces cervisiae - FEBS Letters ; 333:169-74
    Mizushima N, Yoshimori T, Ohsumi Y et coll. (1998) A protein conjugation system essential for autophagy - Nature ; 395:395-98
    Liang XH, Levine B et coll. (1998) Protection against fatal Sindbis virus encephalitis by beclin, a novel Bcl-2-interacting protein - J. Virol ; 172:8586-96
    Mizushima N, Sugita H, Yoshimori T, Ohsumi Y. (1998) A new protein conjugation system in human. The counterpart of the yeast Apg12p conjugation system essential for autophagy - J. Biol. Chem ; 273:33889-92
    Liang XH, Jackson S et coll. (1999) Induction of autophagy and inhibition of tumorigenesis by beclin 1 - Nature ; 402:672-76
    Ichimura Y, Ohsumi Y et coll. (2000) A ubiquitin-like system mediates protein lipidation - Nature ; 408:488-92
    Yue Z, Heintz N et coll. (2003) - Beclin 1, an autophagy gene essential for early embryonic development, is a haploinsufficient tumor suppressor - Proc Natl Acad Sci U S A ; 100:15077-82
    Hara T, Nakamura K et coll. (2006) Suppression of basal autophagy in neural cells causes neurodegenerative disease in mice - Nature ; 441:885-89
    Komatsu M, Waguri S et coll. (2007) Homeostatic levels of p62 control cytoplasmic inclusion body formation in autophagy-deficient mice - Cell ; 131:1149-63
    Takamura A, Komatsu M, Hara T, et coll. (2011) Autophagy-deficient mice develop multiple liver tumors - Genes and Development ; 25:795-800
    Ohsumi Y (2014) Historical Landmarks of Autophagy Research - Cell Research ; 24:9-23
    Jenzer C et Legouis R (2017) Les multiples facettes de l’autophagie au cours du développement - Médecine/Sciences ; 33 :238-45
    Galluzi L, Bravo-San Pedro JM et coll. (2017) Autophagie, bonne santé et longévité Médecine/Sciences ; 33 :246-51
    Bourdenx M et Dehay B (2017) Autophagie et cerveau - le cas des maladies neurodégénératives - Médecine/Sciences ; 33 :268-74
    Lapaquette P, Nguyen H et coll. (2017) L’autophagie garante de l’immunité et de l’inflammation - Médecine/Sciences ; 33 :305-11
    Joffre C, Djavaheri-Mergny M et coll. (2017) L’autophagie : le yin et le yang des cancers - Médecine/Sciences ; 33 :328-34